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Méthode d'évaluation de l'érosion Version imprimable
photo d'une inondationLorsqu’une tempête violente est annoncée sur la côte Est du Nouveau-Brunswick au Canada, les gens qui habitent les régions côtières connaissent les risques et craignent pour la sécurité de leurs nappes d’eau potable et des infrastructures. Mais une fois la tempête passée, les craintes se dissipent rapidement. Cependant, si on veut démontrer aux habitants que le littoral qui nous protège est vulnérable et que sa disparition pourrait apporter des changements importants, il faudra développer une stratégie pour informer les habitants des résultats d’évaluation et d’observation de l’érosion. Ceci exigera du temps et des efforts continus.


Il faut donc une méthode d’évaluation de l’érosion qui nous permet d’évaluer en tout temps l’état de notre littoral si on veut avoir une idée de son avenir.

Méthode de travail

La Société des Estuaires et du Littoral (SEL) utilise des outils simples et pratiques pour mesurer l’élévation et le niveau d’érosion.

Le travail sur le terrain consiste à mesurer les variations de la position du sommet des caps des plages et des falaises au lendemain des tempêtes de différentes intensités. Pour ce faire, on peut aussi comparer des photos aériennes prises à différentes dates ou effectuer des levées à répétition. La Société des Estuaires et du Littoral (SEL) propose des méthodes plus simples et peu couteuses pour mesurer l’érosion du littoral. Les données sont ensuite utilisées pour informer le public, ce qui nous conduira à un plan d’adaptation plutôt que de planifier en fonction de murs de protection.

Voici donc l’approche utilisée afin de mesurer avec exactitude le recul des caps :

         image numéro 1  Stations de repère fixes

         image numéro 2  Lignes directrices et mesures

         image numéro 3  Recueil périodique des données

         image numéro 4  Un format uniforme pour l'enregistrement et la mise à jour des données

 

 1) Stations de repère fixes de Miscou à Escuminac

Lors du projet pilote de 2005, les stations (barres métalliques) ont été camouflées à environ dix centimètres sous le sol afin d’éviter leur enlèvement. Elles sont repérées par la suite à l’aide de position GPS et d’un détecteur à métal.

Nous avons déjà enregistré le niveau d’érosion dans le secteur de Tracadie-Sheila  en 2006 et 2007. Au début du projet, la présence des stations de repère ont été perçues comme une menace par certains groupes de gens. Maintenant que ce sentiment n’existe plus, les stations pourront maintenant être placées à la surface du terrain, ce qui permettra au vérificateur d’érosion de gagner du temps.

Les points rouges sur la photo à droite indiquent l’emplacement approximatif des stations. 

NOTE: Clique sur les images de droite pour avoir un agrandissement de l'image.

2) Lignes directrices et mesures

image numéro 1  A partir de la première station, une première ligne directrice de 100 mètres le long du littoral à l’intérieur fut mesurée à environ 20 mètres du cap. Une marque (ruban  rouge) est placée temporairement. (Voir la ligne blanche sur la photo à droite).

image numéro 2  Une deuxième ligne directrice de 20 mètres est tracée perpendiculaire au cap vers l’intérieur en direction du ruban rouge (marque temporaire) afin de respecter la distance du 100 mètres. La station est alors placée en permanence et une position GPS est enregistrée. (Voir ligne rouge sur photo)  

 
image numéro 3  Une troisième ligne directrice à partir du cap perpendiculaire avec le rivage est tracée jusqu’à la ligne de la marrée haute normale et la distance est
enregistrée. (Voir ligne bleu sur la photo).

 

3) Recueil des donnés périodiques

La position de chaque station ainsi que l’élévation du cap sont enregistrées à l’aide d’appareil GPS. La distance du cap jusqu’à la limite de la marrée haute est enregistrée également et une description du littoral est notée. Des photos sont prises pour comparer l’état du littoral d’une année à l’autre.

Dans le cas ou une personne seule doit faire ce travail, une longue pointe métallique est attachée en bas de la règle à mesurer. Le bas de la règle est enfoncé dans le sable pour la retenir en place pendant que le vérificateur d’élévation vise le point rouge du niveau laser sur la règle. Des jumelles sont utilisées afin de voir le chiffre indiqué sur la règle.

La ligne de la marrée haute normale, toujours visible, a été choisie comme point de repère pour mesurer la distance du cap à la mer. Cette ligne est la plus visible parce que la marrée haute normale étant la plus souvent présente durant le mois, laisse sa marque sur la plage. (Voir photo à droite) Cette démarche permet également de voir si la ligne de la marrée se rapproche du cap ou recule. Si elle avance, cela peut indiquer qu’une partie de la surface de la plage a été transportée ailleurs ou que le niveau de la mer a augmenté.

 

4) Format uniforme pour l'enregistrement des données.

Pour chaque station, nous utilisons un format standard de recueil des données. Cela nous permet de documenter les changements sur le littoral d’une année à l’autre ou d’une tempête à l’autre.

Voici, entre autres,  les données à recueillir par le vérificateur :

  • Photo de Onil ComeauLa section du littoral
  • Numéro de la station
  • Date de l’installation
  • La position GPS
  • L’orientation de la ligne directrice perpendiculaire à la mer (boussole)
  • Notes d’observation
  • L’année et date
  • Cap ou falaise
  • Niveau de la marrée
  • Photo, s’il y a lieu
  • Nom du vérificateur  
 
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